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Post-it d'humeur

La nuit je redeviens Fée et
Cornette est ma super monture !

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Lundi 20 novembre 2006

Voici un post que j'avais mis dans mon forum en Janvier 2005.

Je n'ai pas changé d'avis.
Depuis, mon ex-fiancé s'est permis justement de me tromper avec une minette de 18 ans (juillet 2006 - au bout de 10 ans ensemble et 3 mois avant notre mariage). Donc cela m'a confirmé dans mes opinions. Et je ne lui ai pas pardonné (comme indiqué plus bas, il s'est aussi fait prendre comme un idiot)

Etant donné que moi même je suis devenue "victime" de l'infidélité des hommes, je remets ce post ici, histoire de ne pas oublier qu'on ne peut pas leur faire confiance. Du coup, cela me pénalise dans mes futures relations amoureuses, car je m'attends dès le début à un jour être trahie...

Janvier 2005

Voila, dans ma famille, dans mon ex boulot, dans mon entourage en général, il ya toujours 1 ou plusieurs hommes qui trompent leur épouse 
Ils sont tellement idiots que la plupart se font prendre bien sur (et bien fait pour eux) et évidemment retournent vers leur femme... et recommenceront + tard... c'est ce que j'ai observé d'expérience...

Ca m'écoeure...notamment parce que des hommes proches de moi l'ont fait (famille ) dont un de ma famille très proche...
Au boulot, j'ai vu aussi un jeune marié draguer une intérimaire, à la limite du harcelement d'ailleurs (il lui envoyait des sms du bureau d'à coté - c'était très génant de lui parler ensuite et maintenant il a un bébé avec son épouse...) Mon moniteur du permis de conduire (marié) couchait avec une de mes amies (génant aussi car je le savais pendant mes cours ). Au boulot aussi, je faisais gratos une carte de communion pour la fille de 12 ans d'un homme (marié) très très volage. Au boulot encore tiens, un autre homme qui lui a quitté sa femme pour une ado en stage en télévente qui l'a bien fait marcher...Pfffffffffffff...

Et j'ai l'impression de ne voir que ça autour de moi...mon fiancé est prévenu, après tout ce que j'ai vu et souffert en voyant les exépriences des femmes de mon entourage, il est hors de question qu'il fasse la moindre incartade.
Je préfère souffrir une fois et le quitter que m'exposer de nouveau à une trahison (sans compter la difficulté à pardonner pareille chose..)
Du coup, je suis assez suspicieuse et je fais moins confiance depuis toutes ces découvertes...

Par contre, les quelques femmes qui ont eu un amant dans mon entourage (une au boulot en fait) où dont j'ai entendu parler, elles quittent rapidement leur mari et définitivement pour vivre leur amour... Et oui, pour la majorité des femmes, elles sont amoureuse pour prendre un amant et ne peuvent supporter un double jeu très longtemps.

L'homme, lui, ca ne le dérange pas d'être dans 2 lits à la fois. 

Voila mon coup de  du moment...

HONTE aux hommes infidèles     

Vendredi 17 novembre 2006

Voici une passion assez récente (2 ans à peu près) !

Inventerphotoshoperdécouper, bricoler, pailletter, etc !!!

 

Voici l'album pour voir mes oeuvres de niveau maternel !!!

     

Embarquez pour le monde enfantin

 

Jeudi 16 novembre 2006

Voici mes 2 sites web

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Jeudi 16 novembre 2006
La nuit, vous ne le savez pas, mais nous les Jouets, on fait la Bamboula !
On s’anime, on se dégourdit, on se détend d’une journée bien remplie !
On est une sacrée communauté ! Certains ont eu leur jour de gloire et coulent une retraite bien méritée, comme « Zazu » le livre tissu ou « Fleurette » la girafe Pouet-Pouet.
Quelques-uns sont exténués et usés, d’autres n’ont pas eu la chance d’être beaucoup joués…
Moi, je suis veinard, je suis « Nin-nin » l’ourson brun, le doudou chouchou d’Albert… C’est moi qui sait quand le petit s’est envolé au pays des rêves et là, je me dresse sur le traversin, remue du popotin et donne le signal avec entrain !
C’est à notre tour de s’amuser, de danser, de jouer !!!
Mais… nous avons aussi du boulot la nuit, il y a déjà l’appel à faire et c’est toujours un peu angoissant car on note les manquants. Dernièrement, c’est « Pin-Pon » le camion de pompier absent depuis quelques temps. « Roland » le cerf-volant dit l’avoir aperçu dans le jardin, perdu dans un talus. Mais on ne peut rien y faire, s’il y a bien quelque chose d’interdit et d’impossible, c’est bien de quitter l’endroit où l’on se réveille...
Il y a aussi « l’atelier bobo » que tiennent les Mécanos. Albert n’est pas toujours tendre avec nous ! Et entre sa maman qui nous marche dessus (« Bobylo » le yo-yo s’en souvient le pauvre !) ou la sœur d’Albert qui nous kidnappe pour une mauvaise blague (« Coin-Coin » a failli se retrouver noyé dans la cuvette des toilettes !), c’est la Jungle ici parfois !!! Eraflures, brisures et blessures, on se soigne les uns et les autres comme on peut ! Des fois, on n’y arrive pas, comme quand Albert m’a couvert de bisous poisseux après s’être fait un festin de bonbons… Direct à la Lessiveuse infernale de Maman !
Il y a aussi des affinités qui se créent comme les puzzles qui aiment bien se mélanger entre eux, les figurines qui font des courses sur les petites autos, les idylles des playmobils…
Moi, c’est plus compliqué car ma dulcinée se trouve dans la pièce d’à coté… C’est la poupée chiffon de la soeurette… En plus, c’est qu’elle est accrochée au mur, comme un vulgaire tableau, et ne peut donc pas en descendre. Elle est si malheureuse car la soeurette ne joue pas du tout avec elle. Elle se sent si inutile. Je n’ai pu la voir que peu de fois, quand Albert m’oublie dans la chambre de sa sœur où quand il la rejoint en pleine nuit après un cauchemar.
Et puis aussi, on a des problèmes…avec les nouveaux jouets que l’on n’aime pas du tout. Trois gros robots télécommandés qui se transforment en pleins de machins bizarroïdes et qui  veulent faire leur loi…Ils sont aidés par toute une flopée de DVD et de cartouches de jeux vidéo qui ont rejoint leur armée… Toute cette équipe est si idiote, on dirait qu’ils n’ont pas d’âme…Et en plus, Albert joue de plus en plus avec eux et nous délaisse…
Mais on va pas se laisser faire ! Je suis sur qu’Albert va revenir vers nous ! Non mais, c’est NOUS qu’on l’aime le plus d’abord !
Parole de « Nin-Nin » !
Mercredi 15 novembre 2006
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Date d’anniversaire : 8 février 1979 (27 ans - Verseau)
Signe particulier : une tache orange dans l'oeil droit (y sont verts)
Qualités : généreuse,curieuse, imaginative
Défauts : gourmande, mauvais caractère

Mes Sites web :
Lunamoon et Fémina
Mon rêve réalisable : Réussir ma vie de famille
Mon rêve irréalisable : Voler dans les airs

Si j'étais un animal : un dauphin
Si j'étais un végétal : une fleur bleue
Si j'étais un personnage légendaire : Morgane la Fée


Mon symbole préféré : la lune!
Mon film préféré : Moulin Rouge
Mon livre préféré : Les dames du Lac de Marion Zimmer Bradley
Mon endroit préféré : ma chambre au coucher du soleil

Ma devise : "Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles." (Les Brown - Conférencier et écrivain américain)



 

Mercredi 15 novembre 2006
Dreamland…
Illusion parfaite où nombre d’êtres humains se laissent voluptueusement abuser le temps d’un rêve… au prix de quelques écus.
Une gélule miraculeuse avalée et vous créez votre rêve.
Peu de tabous, pratiquement tout permis.
Le rêve devenu Loisir n°1 de la société du 22e siècle.
Plus le rêve est long, riche d’images et de situations, plus il est coûteux. Plusieurs catégories : Travail, amour, familles, sexe, une infinie de spécialités. La possibilité d’intégrer ses proches dans les personnages.
 
Je parcourais les rayons du DreamMarket, lisant au hasard plusieurs étiquettes : « Une fessée à votre patron » 5 écus, « Rencontre avec le prince Charmant » 10 écus, « une journée avec Napoléon » 10 écus, « une nuit torride avec Superman » 30 écus. Des milliers de possibilités à perte de vue. Rien de bien méchant, le pire était ce qu’on trouvait sur le marché noir : viols , meurtres, tortures…
 
Notre société n’était plus qu’une réalité ennuyeuse où chacun ne vivait que pour aller rêver. Je m’emparais d’une capsule contenant une gelée bleu irisée « Nouveauté : devenez un dauphin et visitez les profondeurs de l’Atlantide » 40 écus.
Je m’emparais aussi de 2 capsules neutres beaucoup moins chères. Elles avaient été les premières en commerce, dans ce rêve blanc, on créait vraiment notre rêve mais bien sûr les pouvoirs étaient limités et la plupart des gens, étant en manque cruel d’imagination, un nouveau marché avait été créé : celui des rêves scénarisés.
 
A la caisse, j’assistais à l’arrestation musclée d’un drogué du Dream. Les poches remplies de gélules, il hurlait tel un dément, quémandant une seule gélule.
Certains se droguaient au Dream, passant des journées, des semaines entières dans l’illusion. Beaucoup ne revenaient pas. Pour les autres, le retour à la réalité était dur, surtout quand il n’y avait plus de quoi payer sa dose.
Une législation avait été récemment votée, chaque personne n’avait le droit qu’à 15 rêves par semaines. Un système d’empreintes digitales était désormais utilisé.
Depuis, une foule de drogués, jusque là inconnus, se révélait, en manque d’illusion. Deux solutions pour eux ; le vol ou le marché noir.
Un système de cure de désintoxication Dreamland était en préparation.
 
Je rentrais chez moi, il était 20h et presque personne dans les rues, tous à dormir, à rêver…
Le rêve du dauphin fut intéressant mais très limité au niveau des déplacements. On ne pouvait franchir les barrières du Dreamland et je fis vite le tour de l’espace créé pour le rêve. Un poisson dans son bocal finalement.
Comme toujours, le réveil laissait un goût écoeurant dans la bouche. Je buvais un verre d’eau dans la salle de bain et m’observais un instant. Que faisais-je dans ce monde ? Que faisions nous tous ? La réalité n’était plus que pour nous secondaire et les rapports humains en étaient sérieusement affectés.
Je pris une gélule neutre et tissais mon rêve. Une fois que je fus sûre de ne rien pouvoir y ajouter, je maintins le plus longtemps possible ma vision avant qu’elle n’éclate comme une bulle de savon, me réveillant une seconde fois. C’était le défaut majeur du Dreamland, le réveil était brutal et donc frustrant.
 
Une anecdote me parut amusante au premier abord le lendemain au bureau. Une de mes collègues, Mirana, se précipita dans les bras du patron, l’embrassant goulûment devant tout le monde. Celui-ci, choqué (et de plus marié) la repoussa vivement. Elle fit alors une véritable scène, ne comprenant pas sa soudaine froideur après leur nuit d’amour ensemble. Elle mit du temps à réaliser que cela n’avait été que l’une de ses courtes escapades au Dreamland.
Le rêve se mêlait à la réalité parfois, ce qui était le plus inquiétant et le plus dangereux pour notre société.
Je travaillais à la société Dream Society depuis 1 an. C’était la première entreprise mondiale, même si les nouvelles lois ne favorisaient pas sa production.
J’étais au courant de la dernière nouveauté préparée depuis des semaines : « Rencontre avec Dieu ». C’était un véritable mystère. Comment les ingénieurs de Dream Society avaient-ils pu le représenter ? Quel scénario pourrait-il plaire à la fois aux croyants et aux athées ? Les médias extrapolaient sans cesse mais pour une fois, ils n’avaient aucunes indications.
 
Maman me visionna. Son opulente chevelure rouge attira mon attention, comme toujours.
- Chérie, ça va toujours à Dreamcity 36 ?
Avais-je oublié de vous préciser le nom de ma ville ? Ou de toutes les villes contenant une entreprise Dream…
Je ne m’aperçus pas tout de suite de son teint cireux, de ses yeux zébrés de vaisseaux sanguins éclatés.
- Ma chérie, j’ai épuisé mon stock de Dreamlands…Tu ne pourrais pas t’arranger…
- Non maman, à présent c’est impossible.
- Donne-moi un peu de ton stock alors, juste deux ou trois pour le week end…
- Non ! Moi aussi j’en ai besoin !!!
C’était la première fois que je reconnaissais ma dépendance…notre dépendance à tous…
Un peuple. Une humanité entière asservie par une nouvelle forme de drogue.
 
Quelques jours plus tard, un accident déclencha tout.
Après une nuit mouvementée avec un bel apollon grec (jeune folie que je m’étais offerte pour mes 20 ans), j’allumai le visio. Un flash spécial m’apprit le drame : le président de l’Union Humaine pour la Paix venait d’assassiner son épouse et sa fille après s’être fait un cocktail de Dreamlands illégaux. Le personnage le plus important de la planète était un drogué et de plus un tueur ! Conformément à la loi universelle, il avait été plongé immédiatement dans un coma profond.
Un vent de panique et de stupeur s’empara du monde. Le pire fut quand on su que le fameux cocktail ne comportait que deux Dreamlands hyper violents. Une mauvaise recette et le rêve devenait réalité. Le rêve devenait cauchemar.
Le marché noir fut facilement et vite démantelé, ce qui confirma mon opinion que la police y était associée depuis longtemps.
La consommation de gélules ralentit nettement et les instituts de « désindreamation » affichèrent complets. Ma société s’inquiétait, retardant donc la sortie de « Rencontre avec Dieu ».
La prise de conscience du danger des Dreamlands ne dura qu’un moment. Au bout de six mois, la consommation avait repris normalement.
 
Ce soir du 24 décembre, seule, en chemise de nuit, j’observais les 3 gélules que je prendrais cette nuit.
La première m’emporta dans un luxueux chalet de montagne, décoré d’ornements de Noël où toute une famille fêtait joyeusement l’évènement.
La deuxième était une nuit coquine avec le fils du Père-Noël. Parfois ridicule mais assez excitant.
La troisième était la fameuse nouveauté sortie dans les bacs le matin même… « Rencontre avec Dieu ».
 
Qu’y ais-je vu ? Je ne pourrais vous le dire car ce fut cette nuit là que je ne me réveilla pas.
 
Mercredi 15 novembre 2006
Mam’zelle Lune tenait une boutique dans la rue principale du quartier de « La Voie Lactée ».
Ce n’était pas un coin bien grand dans le Monde Astral mais on lui reconnaissait volontiers du charme et de l’attrait.
 
Mam’zelle Lune avait pour voisins d’autres commerçants qu’elle fréquentait chaque jour…
 
Maître Saturne, l’horloger dont la boutique résonnait de milliers de tic-tac assourdissants. Le pire étant bien sur à chaque heure quand toutes les pendules entonnaient leur chant en même temps (voir en décalé quand Maître Saturne ne les remontaient pas comme il fallait..). Mam’zelle Lune avait tout de même pris l’habitude de s’arrêter chaque matin lui dire bonjour et pour ajuster son heure. Pour vérifier qu’elle ne serait pas en retard dans sa course du temps, disait-elle gentiment en ponctuant sa phrase sur le rythme de l’horloge la plus bruyante.
 
Elle aimait bien ensuite prendre une tasse de poussières d’étoiles au salon de thé sidéral de Madame Pluton et ainsi discuter des derniers potins de l’Univers rapportés par la factrice Comète de Halley. C’était toujours un moment agréable et drôle et, de plus, fort goûteux…
 
Généralement, elle s’arrêtait ensuite à la pâtisserie de la Mère Jupiter, juste pour le plaisir d’admirer la vitrine appétissante et s’emplir des effluves des croissants d’astéroïdes et beignets de magmas ! Régime ! soupirait-elle, maudissant sa ligne instable et le fait qu’elle n’arrivait pas à stabiliser sa silhouette plus de quelques jours…
 
Elle n’osait jamais rentrer dans la boutique de mode de Miss Vénus, tant elle aurait honte de sentir le regard de la Beauté s’attarder sur les courbes trop généreuses de ses chairs. Et puis rentrer alors qu’elle savait qu’elle ne pourrait essayer aucune des magnifiques étoffes éthérées était trop humiliant pour la trop ronde Mam’zelle Lune
 
Son chemin la conduisait ensuite à passer devant le cinéma du Vieux Neptune ! Elle le saluait d’un signe mais il l’appelait toujours pour qu’elle vienne discuter un peu avec lui ! Le projectionniste lui parlait alors des prochains spectacles que les constellations préparaient et en profitait pour se remémorer d’anciennes revues de sa jeunesse, ses préférées étant celles des Aurores Boréales ! Elle n’osait jamais réellement l’interrompre et s’éloignait à reculons, lentement mais sûrement, désirant ne pas froisser le vieux bonhomme un peu radoteur (mais c’était bien pratique d’être son amie quand il la faisait entrer à l’oeil pour voir les ballets des Météorites ou l’Opéra des Supers Novas…)
 
Elle s’attardait ensuite dans la jardinerie de Monsieur Uranus et s’enivrait des essences aromatiques que diffusaient des plantes étranges et inconnues…
Comme toujours, Le jardinier céleste lui offrait une fleur odorante et éclatante pour embellir sa journée. Il arrivait parfois qu’il lui glisse en même temps des graines de fruits ou légumes à planter mais Mam’zelle Lune n’arrivait jamais à obtenir le résultat tant espéré. Elle n’avait t pas la main verte, tout redevenait poussière avec elle !
 
Elle croisait ensuite Dame Mercure qui ouvrait elle aussi son échoppe, un magasin d’instruments de musiques divers et variés : de la trompette de stalagmite au piano de manganite, en passant par le violon de glace et autres curiosités mélodieuses… Elle laissait toujours la porte ouverte ce qui emplissait la rue de bruits parfois étranges ou de symphonies harmonieuses…Cela faisait un divertissement bien agréable !
 
Mam’zelle Lune terminait son trajet en passant rapidement devant l’armurerie du Colonel Mars, qui l’effrayait un peu avec toutes ses histoires de guerre et son goût pour les batailles. Il lui adressait un salut poli et elle accélérait la marche en répondant tout de même.
 
Et puis, elle se retrouvait dans son petit monde à elle…sa boutique de bric à brac, le petit foutoir de ses rêves où s’empilaient des milliers d’objets hétéroclites… Parchemins, livres, tableaux, bijoux en toc et barrettes en strass, statuettes de nus, bougies parfumées, tentures soyeuses, poupées de chiffons et autres objets de souvenirs, déchets de rêves et ustensiles de rien…
 
Là, dans sa solitude retrouvée, elle prenait le temps de penser à son amour secret… le beau Soleil charmant, écrivain désargenté au cœur d’or et à l’imagination débordante… Trop préoccupé par son statut d’âme maudite et d’artiste écorché, lui ne se préoccupait d’amour que dans les intrigues qu’il créait dans ses œuvres…
 
Comme tous les jours, le carillon de la boutique annonça la venue de la petite Terre, jeune enfant douée mais capricieuse, reine des bêtises de toutes sortes.
Mam’zelle Lune la laissait fouiner dans son bazar, espérant bien que la juvénile s’inspirerait de l’âme poétique de certains de ses objets.
Elle mordit dans un cookie aux trous noirs (moins calorique) et s’installa dans un fauteuil aux moelleux coussins.
Et puis, bercée par les chansons de la petite Terre qui fouillait la boutique à la recherche d’un nouveau jouet, elle rêvait… elle rêvait et somnolait, pensant à la journée du lendemain, quand celle ci commencerait, pareille à celle écoulée…
 
Ah…Dure vie que celle des Planètes !
Mercredi 15 novembre 2006
Une fois le couvercle de la boite refermé, les clés s’agitèrent.
 
- Z’ai peur…. murmura la clé rose en plastique.
- Tais-toi, répondit sèchement la clé à molette que le jouet de bébé agaçait.
- Il doit bien avoir une raison pour que nous soyons toutes réunies ? s’interrogea la clé de la porte de maison, clé dont le rôle important lui avait donné une certaine assurance.
- Peut-être pour ne pas nous perdre ? supposa timidement la clé de la boite aux lettres, encore traumatisée par la fois où elle avait été oubliée plusieurs jours au fond d’un pot à crayons.
- C’est idiot de nous mettre toutes au même endroit, certaines d’entre nous sont plus utiles que d’autres… remarqua la clé du coffre-fort, la plus vaniteuse de toutes.
La clé de la boite à bijoux, elle aussi détentrice de grands trésors, confirma. C’était la préférée de la propriétaire avec ses jolies dents argentées et sa forme arrondie.
- Ne saurais-tu pas ce qui se passe, toi qui la connais le mieux ?
La minuscule clé dorée qui ouvrait le journal intime répondit par la négative, et de toute façon, même si elle avait su la vérité, elle n’aurait pas parlé, gardienne des secrets qu’elle était.
La clé du portail du jardin, dont la grande taille et l’odeur de rouille indisposaient tout le monde, cliqueta gauchement et lança :
- Peut-être que nous déménageons ?
La clé de la maison frissonna à la vue de son double, lui aussi prisonnier. Mais alors, où était donc le nouveau propriétaire à qui elle pourrait servir ?
- Mais moi ! Où pourrait-elle aller sans moi ? intervint la jolie clé électronique.
Effectivement, ce n’était pas de bonne augure que la clé de voiture soit aussi parmi les bannies. Et puis cette clé technologique était très fragile, les autres clés la voyaient rarement car les chocs entres elles pouvaient l’abîmer.
C’était étrange… Que pourrait faire la propriétaire sans voiture, sans maison, sans bijoux ni argent ?
- Je crois que…
La clé du verrou de la cave fut interrompu par le bruit d’un déclic au dessus d’elle.
- On nous enferme ! s’exclama la clé du jardin qui commençait à s’angoisser.
D’habitude, on la laissait toujours dehors, dans la porte en fer forgé.
- Au moins, celle-là doit savoir ce qu’il se passe, maugréa la clé du coffre-fort.
- Mais c’est moi la clé de cette boite ! avertit une petite clé grise.
- Z’ai peur…
- Faites-la taire !
- Et si… si nous étions devenues toutes inutiles…
- C’est impossible ! s'écria la clé de la maison. Enfin… Je veux bien l’admettre pour certaines…
 
Les clés finirent par se scinder en deux groupes : le clan de celles qui se croyaient indispensables et celui de celles qui en étaient exclues.
Toutes alors se disputèrent, exceptée la clé en plastique qui couinait. Les rejetées avançaient alors des arguments sur leur utilité : la clé à molette reconnaissait qu’elle n’avait jamais vraiment servi - à part pour décoincer, et donc ouvrir, la porte du garage - mais elle avait certainement d’autres fonctions, et d’ailleurs pensait qu’elle n’avait rien à voir avec les simples clés. La clé du journal intime assura que la propriétaire lui donnait beaucoup d’importance puisqu’elle prenait toujours la peine de la cacher pour que personne d’autre ne puisse l’utiliser. La clé de la boite aux lettres avait un rôle déterminant dans l’humeur de la propriétaire selon les nouvelles qu’elle y trouvait… 
 
Le débat cessa brusquement car toutes les clés s’entrechoquèrent entre elles dans un fracas métallique strident.
On déplaçait la boite.
Elles souhaitèrent toutes que leur supplice se termine, jamais elles ne pourraient se supporter plus longtemps ! Elles attendirent, toutes remplies d’espoir, que la boite s’ouvre afin de se trouver de nouveau dans la main chaude et confortable de leur propriétaire.
 
La propriétaire rangea la boite dans la cave et posa ensuite son index sur la pastille de reconnaissance digitale pour verrouiller la pièce.
C’était bien pratique, se dit-elle, et elle se félicita d’avoir remplacé toutes ses serrures par ce nouveau système…
Mardi 14 novembre 2006

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